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Réseaux sociaux Rodez - Pierrette la gazette de pierrette · n° 2

4 min de lecture

Réseaux sociaux : ce qui fonctionne pour une entreprise de Rodez

29 octobre 2026

Une page Facebook ouverte en 2019, trois publications la première semaine, puis plus rien. Un compte Instagram qui partage la même photo de vitrine depuis deux ans. Beaucoup d’entreprises de Rodez ont un pied sur les réseaux sociaux, et peu savent ce qu’elles y attendent.

Les réseaux ne remplacent ni un bon site ni une fiche Google soignée. Ils servent à autre chose : rester présent dans l’esprit de clients qui vous connaissent déjà, et vous faire découvrir par leurs proches. Encore faut-il choisir le bon endroit, publier ce qui intéresse vraiment, et tenir sur la durée.

Voici ce que disent les chiffres les plus récents, et comment en tirer des décisions concrètes.

Où sont les Français en 2026

Presque tout le monde est sur les réseaux. Selon le Baromètre du numérique 2026, réalisé par le Crédoc pour l’Arcep, 90 % des internautes de 12 ans et plus utilisent les réseaux sociaux et les plateformes de partage de vidéos.

Reste à savoir lesquels. Le Digital Report France 2026 de We Are Social et Meltwater donne la part des internautes qui utilisent chaque plateforme au cours du mois :

PlateformeInternautes français qui l’utilisent chaque mois
Facebook70,2 %
Instagram55,4 %
YouTube45,5 %
TikTok38,3 %
Snapchat37,8 %
Pinterest27,9 %
LinkedIn23 %

Le même rapport mesure le temps passé, et le classement s’inverse en partie : TikTok arrive en tête avec 1 h 33 par jour en moyenne chez ses utilisateurs, devant YouTube (1 h 16) et Instagram (1 h 14).

Deux leçons pour une entreprise locale. Facebook, que l’on dit volontiers démodé, reste le réseau le plus fréquenté du pays. Et une audience large ne dit rien de l’attention qu’elle vous accorde : on croise beaucoup de monde sur Facebook, on regarde longtemps sur TikTok.

Choisir ses plateformes selon son activité

Inutile d’être partout. Une petite structure qui alimente cinq comptes finit par n’en tenir aucun. Mieux vaut un ou deux réseaux bien tenus, choisis en fonction de ceux à qui vous parlez.

Un commerce, un restaurant, un artisan qui travaille pour les particuliers commencera par Facebook. C’est là que se trouve la clientèle la plus large, et que circulent les informations de proximité : une fermeture exceptionnelle, un nouveau menu, un événement en centre-ville. Instagram vient ensuite, dès que l’activité se montre bien en image : cuisine, mode, décoration, coiffure, rénovation.

Une entreprise qui vend à d’autres entreprises regardera d’abord LinkedIn. Avec 23 % des internautes, l’audience paraît modeste, mais on y vient pour des raisons professionnelles, et l’on y croise des dirigeants, des acheteurs, de futurs collaborateurs. Pour un cabinet, une entreprise de services ou un industriel du bassin ruthénois, une page LinkedIn active et les comptes personnels des dirigeants valent souvent mieux qu’un compte Instagram.

TikTok enfin demande de produire de la vidéo régulièrement. Il convient aux activités qui ont quelque chose à montrer en mouvement et une équipe à l’aise devant la caméra. Sans cela, mieux vaut s’abstenir que publier à contrecœur.

Quoi publier, et à quel rythme

Le Digital Report 2026 rappelle pourquoi les Français ouvrent leurs applications : d’abord pour garder le contact avec leurs proches (55,9 %), ensuite pour passer le temps (43,7 %), puis pour découvrir de nouvelles histoires (30,4 %). Personne n’y vient pour lire des publicités. Les publications qui fonctionnent sont celles qui ressemblent à ce que l’on cherche.

Pour une entreprise locale, cela veut dire montrer l’envers du décor. Le chantier avant et après. Le pain qui sort du four à 6 heures. La nouvelle recrue qui se présente. Le client satisfait, s’il accepte d’apparaître. Ces contenus coûtent peu à produire et parlent davantage qu’un visuel promotionnel retouché.

Quant au rythme, il n’existe pas de chiffre magique. La régularité compte plus que la fréquence : une publication chaque semaine, tenue toute l’année, vaut mieux que dix en janvier et aucune en mars. Un calendrier simple, préparé un mois à l’avance, suffit à tenir ce rythme sans y penser chaque matin.

Et répondez. Un commentaire laissé sans réponse sur la page d’un commerce produit le même effet qu’un client ignoré au comptoir.

Les erreurs fréquentes, et deux règles à connaître

La première erreur est de confier ses comptes sans en garder la main. Une page administrée par le seul compte d’un stagiaire ou d’un ancien salarié devient difficile à récupérer le jour où il part. Gardez toujours au moins deux administrateurs, dont le dirigeant.

La deuxième est de publier sans regarder les résultats. Chaque plateforme fournit des statistiques gratuites : portée, interactions, clics. Un coup d’œil mensuel suffit pour voir ce qui plaît et abandonner ce qui ne plaît pas.

La troisième est d’oublier le droit. Photographier un client ou un salarié et publier l’image suppose son accord ; mieux vaut le recueillir par écrit. Et si vous faites appel à un créateur de contenu ou à un influenceur local pour parler de votre établissement, la loi du 9 juin 2023 sur l’influence commerciale lui impose d’afficher clairement la mention « publicité » ou « collaboration commerciale ». Assurez-vous que vos partenaires la respectent : c’est aussi votre image qui est en jeu.

Par où commencer

Faites l’inventaire. Quels comptes existent au nom de l’entreprise, qui en a les accès, quand date la dernière publication ? Fermez ou mettez à jour ceux qui dorment : une page abandonnée inquiète plus qu’une absence.

Puis choisissez un réseau principal, un seul, et tenez-le trois mois avec une publication par semaine. Vous saurez alors ce qui marche chez vous, et si un second réseau vaut l’effort.

À l’Agence Pierrette, nous aidons les entreprises de Rodez et de l’Aveyron à faire ces choix, puis à tenir le rythme : ligne éditoriale, calendrier, création des visuels, animation des comptes. Pour faire le point sur votre présence en ligne, contactez-nous.

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